S’agissant de petites entités, ils sont très souvent valorisés selon des « règles de boutiquiers », sans mépris, c’est-à-dire sur la base de X fois une semaine de chiffre d’affaires. Il existe en effet des tables et des recommandations de l’administration fiscale en ce domaine qui se fondent sur des milliers d’observations de ventes. Pour ces petites entreprises, oubliez l’actualisation des flux de trésorerie disponible, il n’existe pas de plan d’affaires et le résultat publié correspond rarement à une réalité économique, car souvent l’exploitant se rémunère pour partie par des charges qu’il devrait supporter à titre personnel mais qui sont imputées à l’entreprise. Par exemple le plein d’essence de la voiture de la femme de l’épicier qui passe sur le compte de l’épicerie avec celui de la camionnette qui sert à faire les livraisons . . . Dès lors, le chiffre d’affaires est souvent un indicateur plus fiable du résultat que le résultat lui-même ! D’où le fondement d’un multiple du chiffre d’affaires pour valoriser ces très petites entreprises aux taux de marge souvent identiques, car elles supportent toutes à peu près la même structure de coût. Bonne journée
